Création de l'association "Front Républicain d'Intervention Contre la Corruption" et dépôt d'une plainte pour détournement de fonds publics à l'encontre de Manuel Valls par Me Joseph Bréham

Publié le par Jean-Luc Touly

Le Fricc, le Front républicain d'intervention contre la corruption, a décidé de porter plainte contre le Premier ministre.

France Info, RTL, Europe 1, AFP, Libération, Le Parisien,BFMTV, RMC, le Parisien, le Figaro, France Bleu, l'Express, le Point, Nouvel Obs, Challenges, 20 minutes, Sud Radio, LCP, France 24, M6, TV5 Monde ont couvert la conférence de presse du jeudi 11 juin 2015 à Paris

http://www.franceinfo.fr/actu/politique/article/voyage-berlin-une-association-porte-plainte-contre-manuel-valls-691122

Ils se disent choqués par le voyage de Manuel Valls avec deux de ses enfants pour aller voir samedi la finale de la Ligue des champions de football à Berlin aux frais de l'Etat.

Le voyage de Manuel Valls à Berlin devant la justice ? L'association Fricc a l'intention de porter l'affaire devant le parquet de Paris ou la Cour de justice de la République (CJR). Le Front républicain d'intervention contre la corruption regroupe des responsables politiques locaux. Ils ont annoncé jeudi leur intention de porter plainte pour détournement de fonds publics contre le Premier ministre.

"On est loin de la République exemplaire" (président du Fricc)

Certains des membres de l'association Fricc sont des anciens d'Anticor, l'association anti-corruption née après le 21 avril 2002 et la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle. Aujourd'hui, ils se disent "choqués" du voyage de Manuel Valls samedi pour aller voir la finale de la Ligue des Champions de football. Un voyage fait en compagnie de deux de ses enfants.

Pousser Manuel Valls à "prendre des mesures"

Le président du Fricc, Jean-Luc Touly, conseiller régional sans étiquette d'Ile-de-France, ex-écologiste, estime que "ça fait beaucoup" depuis "le message de François Hollande la République exemplaire". Il précise ne pas "demander une condamnation sévère", ni même "une démission", mais il veut pousser Manuel Valls à "prendre des mesures" pour que "la classe politique soit mieux considérée par la population, parce qu'on a l'impression qu'il y a vraiment les gens d'en haut et puis les autres".

 

Le bureau du FRICC : Jean Luc Touly président (06.80.60.03.01), Gabrielle Audefroy secrétaire générale et André Gagnon trésorier

Avocat : Joseph Bréham

Création de l'association "Front Républicain d'Intervention Contre la Corruption" et dépôt d'une plainte pour détournement de fonds publics à l'encontre de Manuel Valls par Me Joseph Bréham

Il a beau justifier, s'excuser, rembourser... Rien n'y fait, l'aller-retour de Manuel Valls à Berlin samedi soir pour la finale de la Ligue des Champions avec deux de ses fils ne passe toujours pas. Vivement critiqué par l'opposition, le Premier ministre est également dans le collimateur de l'association Front républicain d'intervention contre la corruption (Fricc) qui veut porter plainte contre lui pour détournement de fonds publics.

L'association anticorruption devrait saisir formellement la justice la semaine prochaine et n'a pas encore choisi le destinataire de sa plainte. Elle hésite entre le parquet de Paris ou la Cour de justice de la République (CJR), compétente pour des faits commis par des membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions a annoncé ce jeudi 11 juin son président Jean-Luc Touly.

Le choix de saisir le parquet permettrait de se constituer partie civile et de viser d'éventuelles complicités ou recels, a expliqué à Me Joseph Breham, conseil du Fricc. Le cas échéant, s'il estime que les faits ne sont pas détachables de la fonction, le parquet peut transmettre la plainte visant Manuel Valls à la CJR, selon l'avocat. "Si on considère que ce voyage n'était pas un voyage lié à l'exercice des fonctions mais un voyage à titre privé, il faut que Manuel Valls rembourse", comme le prévoit la charte de déontologie du gouvernement publiée en mai 2012, a rappelé Me Breham.

Une pratique qui montre "un très mauvais visage de la politique"

Réagissant à l'émoi qu'avait suscité ce déplacement, le Premier ministre a annoncé jeudi qu'il prendrait en charge le coût du déplacement de ses deux fils, soit 2.500 euros, selon son estimation. "Si c'était à refaire, je ne le referais pas", a-t-il assuré lors de son arrivée sur l'ile de La Réunion.

"Ce n'est pas parce qu'on rembourse a posteriori qu'on est absous des fautes qu'on a commises", a estimé le président de l'association fondée par d'anciens membres d'Anticor. Pour lui, aucun homme politique ou dirigeant ne doit bénéficier de l'impunité. "Personne n'est à l'abri", affirme-t-il. Il fustige ainsi des pratiques qui "montrent un très mauvais visage de la politique".

A la manœuvre de cette plainte, le Front républicain d’intervention contre la corruption (Fricc), fondé par d’anciens membres de l’association Anticor : Jean-Luc Touly, syndicaliste chez Veolia, auteur d’un récent bouquin sur le pantouflage (les Recasés de la République,First Document), et Eric Darques, élu du Nord et pourfendeur de marchés publics (comme le grand stade de Lille). Alors que le Fricc est de création récente, le «Barçagate» est un peu leur baptême du feu, mais ils hésitent encore sur la tactique pénale : plainte simple déposée au parquet de Paris ou devant la Cour de justice de la République (CJR) ?

L’aller-retour du Premier ministre à Berlin pourrait plutôt relever de la CJR, mais cette dernière ne connaît pas le statut de partie civile. Et comme le souligne Me Joseph Breham, avocat du Fricc, «sans partie civile active, une procédure contre des hommes de pouvoir peut parfois s’enliser». Anticor, dont ils sont issus, a une longue expérience de la guerilla procédurale en vue de se faire admettre comme plaignante. Avec succès dans l’affaire Pérol – qui sera jugée la semaine prochaine – ou dans celle des sondages de l’Elysée, dont les principaux protagonistes ont récemment été placés en garde à vue.

http://www.europe1.fr/emissions/le-grand-direct-de-l-actu/le-grand-direct-de-lactu-manuel-valls-dans-la-tourmente-fausse-polemique-ou-vraie-faute-politique-1354246

Les explications avancées par l'exécutif pour justifier ce déplacement payé par le contribuable interpellent : l’affaire parait gonfler heure après heure.

Pour en parler sur Europe 1 avec Jean Marc Morandini:

- Jean-Luc Touly, militant associatif, juge prud’homal, spécialiste de la corruption. Il cosigne « Les recasés de la République » avec Roger Lenglet chez First Document

- David-Xavier Weiss, conseiller national de l’UMP

Une association anticorruption entend déposer plainte contre Manuel Valls pour détournement de fonds publics après son déplacement en avion à Berlin pour la finale de la Ligue des champions, a annoncé jeudi son président, Jean-Luc Touly, lors d'une conférence de presse à Paris.

L'association, le Front républicain d'intervention contre la corruption (Fricc), devrait saisir formellement la justice la semaine prochaine et n'a pas encore choisi le destinataire de sa plainte: le parquet de Paris ou la Cour de justice de la République (CJR), compétente pour des faits commis par des membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions.

Le choix de saisir le parquet permettrait de se constituer partie civile et de viser d'éventuelles complicités ou recels, a expliqué à l'AFP Me Joseph Breham, conseil du Fricc.

Le cas échéant, s'il estime que les faits ne sont pas détachables de la fonction, le parquet peut transmettre la plainte visant Manuel Valls à la CJR, selon l'avocat.

"Si on considère que ce voyage n'était pas un voyage lié à l'exercice des fonctions mais un voyage à titre privé, il faut que Manuel Valls rembourse", comme le prévoit la charte de déontologie du gouvernement publiée en mai 2012, a rappelé Me Breham.

Samedi, le Premier ministre a rallié Berlin depuis Poitiers, où se tenait le congrès du Parti socialiste, pour assister, en compagnie de deux de ses fils, à la finale de la Ligue des champions de football, remportée par le FC Barcelone aux dépens de la Juventus Turin (3-1).

Le président de l'Union européenne de football (UEFA), le Français Michel Platini, a indiqué avoir invité Manuel Valls à assister au match. A cette occasion, les deux hommes se sont entretenus de l'Euro 2016, compétition organisée en France.

Réagissant à l'émoi qu'avait suscité ce déplacement, le Premier ministre a annoncé jeudi qu'il prendrait en charge le coût du déplacement de ses deux fils, soit 2.500 euros, selon son estimation.

"Si c'était à refaire, je ne le referais pas", a-t-il assuré lors de son arrivée sur l'ile de La Réunion.

"Ce n'est pas parce qu'on rembourse a posteriori qu'on est absous des fautes qu'on a commises", a estimé Jean-Luc Touly.

Pour lui, aucun homme politique ou dirigeant ne doit bénéficier de l'impunité. "Personne n'est à l'abri", affirme-t-il à l'AFP.

Il fustige ainsi des pratiques qui "montrent un très mauvais visage de la politique".

 

 

L'association anti-corruption "Fricc" va déposer plainte contre Manuel Valls pour détournement de fonds publics après son aller-retour Poitiers-Berlin en jet de la République française.

Après la tempête médiatique, Manuel Valls pourrait se retrouver dans le viseur de la justice. Le président de l'association "Fricc" (le Front républicain d'intervention contre la corruption), Jean-Luc Touly, va saisir la justice la semaine prochaine. Il n'a pas encore choisi le destinataire de sa plainte : le parquet de Paris ou la Cour de justice de la République (CJR), compétente pour des faits commis par des membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions.

Le choix de saisir le parquet permettrait de se constituer partie civile et de viser d'éventuelles complicités ou recels, a expliqué Me Joseph Breham, conseil du Fricc. Le cas échéant, s'il estime que les faits ne sont pas détachables de la fonction, le parquet peut transmettre la plainte visant Manuel Valls à la CJR, selon l'avocat.

"Si on considère que ce voyage n'était pas un voyage lié à l'exercice des fonctions mais un voyage à titre privé, il faut que Manuel Valls rembourse", comme le prévoit la charte de déontologie du gouvernement publiée en mai 2012, a rappelé Me Joseph Breham. Réagissant à l'émoi qu'avait suscité ce déplacement, le Premier ministre a annoncé jeudi qu'il prendrait en charge le coût du déplacement de ses deux fils, soit 2.500 euros, selon son estimation. "Si c'était à refaire, je ne le referais pas", a-t-il assuré lors de son arrivée sur l'île de La Réunion.

Samedi dernier, le Premier ministre a rallié Berlin depuis Poitiers, où se tenait le congrès du Parti socialiste, pour assister, en compagnie de deux de ses fils, à la finale de la Ligue des champions de football entre le FC Barcelone et la Juventus Turin (3-1). Le président de l'Union européenne de football (UEFA), le Français Michel Platini, a indiqué avoir invité Manuel Valls à assister au match. A cette occasion, les deux hommes se sont entretenus de l'Euro 2016, compétition organisée en France.

"Ce n'est pas parce qu'on rembourse a posteriori qu'on est absous des fautes qu'on a commises", a estimé Jean-Luc Touly. Pour lui, aucun homme politique ou dirigeant ne doit bénéficier de l'impunité. "Personne n'est à l'abri", affirme-t-il. Il fustige ainsi des pratiques qui "montrent un très mauvais visage de la politique". Le Fricc a été fondé par d'anciens membres de l'association Anticor.

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Gabrielle AUDEFROY 21/06/2015 16:32

A tous, Pouvez-vous nous contacter par l'onglet "contacts" pour des échanges plus personnalisés ? A bientôt. Secrétaire générale du FRICC

Gabrielle AUDEFROY 18/06/2015 23:08

Maillis, c'est exactement ça. Comprend qui peut... Merci à vous Pierre !

Frédéri 18/06/2015 09:28

Complètement d'accord pour ne pas laisser passer cela, mais surtout complètement d'accord pour lutter contre tous les détournements massifs d'argent public et pour la mise en place d'une transparence citoyenne des dépenses publiques.
Je m'adresse aux 3 fondateurs de FRICC : bravo et merci pour tout le travail accompli, que manque t-il à notre pays pour aller beaucoup plus loin et porter plainte avec une class action par exemple ?
Beaucoup de personnes alertent mais peu de retombées ou de changement...
Je suis moi-même chef d'entreprise, quand je vois à quel point nous sommes pistés sur le moindre centime dépensé (centime qui n'est pas de l'argent public), je me dis que nous devrions être 100 fois plus exigeants avec nos dirigeants.
Merci de votre implication et de vos réponses si possible.

Gabrielle AUDEFROY 16/06/2015 18:22

Mallis, Bonne remarque. C'est incompréhensible...
Pierre, Jusqu'au faut-il aller ? La pugnacité, l'endurance et la sagesse !
Merci à vous 2. N'hésitez pas à laisser vos coordonnées dans "Contactez-nous" pour que nous poursuivions nos échanges. Bien à vous Gabrielle Audefroy, Secrétaire générale

Mallis 16/06/2015 12:13

Je soutiens la démarche. Il y a une question que je me pose. Il a promis de rembourser après avoir déclaré que la présence de ses enfants n'avait pas coûter un seul euro aux contribuables.
Dont acte, mais alors il rembourse 2500 euros de quoi ? :D