Valeurs actuelles 27 juillet : Les copains d’abord : les recasés de la République

Publié le par Jean-Luc Touly

Valeurs actuelles 27 juillet : Les copains d’abord : les recasés de la République

François Hollande, Lionel Jospin et Jean-Louis Debré. Quand le premier prépare le remplacement du troisième par le deuxième, au Conseil constitutionnel. AFP

Recasés. Les “fromages de la République” se révèlent de formidables “planques” pour occuper, honorer ou consoler les amis du pouvoir. Tour d’horizons des proches de la gauche qui ont croqué leur part du gâteau.

Bureaux dorés pour les losers

Le chef de l’État pense à ses amis lorsqu’ils sont en difficulté. De nombreuses personnalités de gauche ont ainsi eu droit à des placards dorés après une défaite électorale ou une déconvenue politique. C’est le cas de Jean-Pierre Bel. L’ancien président socialiste du Sénat, qui avait pourtant annoncé, en mars 2014, qu’il ne serait pas candidat aux élections sénatoriales de septembre et donc son retrait de la vie politique, a vite retrouvé un poste. Au début de l’année, l’Élysée annonce sa nomination comme “envoyé personnel pour l’Amérique latine et les Caraïbes”. Un joli poste pour celui qui ne cache pas sa passion pour l’Amérique du Sud et pour Cuba, où il a rêvé un temps d’être nommé ambassadeur. Pour mettre toutes les chances de réussite de son côté, François Hollande lui a mis à disposition un bureau… au coeur de l’Élysée !

Parachuté puis battu dans les Vosges lors des élections législatives de 2012, Jack Lang a quant à lui pris la tête de l’Institut du monde arabe, à Paris (rémunéré 9 000 euros net mensuels), après sept mois de “traversée du désert”. Le président de la République s’est aussi montré généreux envers son ami Vincent Feltesse. Battu par Alain Juppé dans l’élection municipale de Bordeaux, en mars 2014, le socialiste a été nommé quelques mois plus tard “conseiller à l’Élysée chargé des relations avec les élus et les formations politiques”. Un poste aux attributions proches de celui d’un autre fidèle hollandiste, Bernard Poignant. Nommé chargé de mission “pour faire l’interface avec la société civile” en juin 2012, l’élu a conservé son poste à l’intitulé imprécis après avoir perdu la mairie de Quimper lors des dernières élections municipales.

Institutions “dortoirs”

C’est la question qui agite la gauche : Laurent Fabius succédera-t-il à Jean-Louis Debré, en mars 2016, à la tête du Conseil constitutionnel ? La rumeur voudrait...Lire la suite...

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