Ségolène Royal tente de recaser Yves Debien

Publié le par Jean-Luc Touly

Le premier vice-président de la Région Poitou-Charentes a été proposé par la ministre pour siéger au conseil économique et social européen.

Grand perdant des candidatures PS pour les élections régionales, Yves Debien rebondira-t-il à Bruxelles ? Le maire de Melle, premier vice-président de la Région Poitou-Charentes, avait été écarté, à la surprise générale, de la liste soumise aux militants socialistes des Deux-Sèvres lors du vote interne de juin dernier. Alors missionné à Washington pour accueillir la frégate l'Hermione, le conseiller régional sortant, grand financier du Poitou-Charentes, avait sobrement commenté ce revers, tout en consolant de son « beau mandat » de maire.

" Je n'ai officiellement rien à déclarer "

Ce poids lourd politique régional, fidèle parmi les fidèles de Ségolène Royal, peut-il longtemps réserver le champ de son action publique au seul périmètre communal ? Où l'on apprend qu'Yves Debien figure parmi les candidats du gouvernement français au Conseil économique, social et environnemental de l'Union européenne, dont les mandats des membres actuels s'achèvent ces prochains jours. En effet, l'élu a été proposé pour siéger dans le groupe III, les représentants de la société civile. Une désignation qui serait passée presque inaperçue si France Nature Environnement et la fondation de Nicolas Hulot, dont deux représentants sortants ont été écartés, n'avaient fait obstruction. En effet, FNE considère qu'en raison de leurs statuts, Yves Debien, élu politique, et Stéphanie Thiebault, directrice de l'Institut écologie et environnement du CNRS, ne remplissent les conditions pour représenter la société civile organisée.
Un courrier argumenté a été adressé à la présidence du Conseil de l'Europe, au président de la Commission européenne, au Premier ministre ainsi qu'à Ségolène Royal, ministre de l'Écologie. Visiblement surpris que l'information ait filtré, Yves Debien n'a pas souhaité confirmer cette candidature. Tout au plus : « Je n'ai officiellement rien à déclarer. »

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