Yvan Stefanovitch dans son nouveau livre à paraître le 2 juin prochain Le Sénat. Un paradis fiscal pour des parlementaires fantômes

Publié le par Jean-Luc Touly

http://rmc.bfmtv.com/emission/entre-50-et-100-senateurs-font-le-boulot-les-autres-viennent-toucher-leur-fric-975214.html

L'industriel Serge Dassault, le maire de Lyon Gérard Collomb ou les deux sénateurs FN David Rachline et Stéphane Ravier font partie des 14 sénateurs sanctionnés financièrement pour absentéisme.

La sanction avait fait polémique au mois de janvier. 14 sénateurs s'étaient vu ponctionner 2.100 euros de leur salaire en raison de leur absentéisme. Le président du Sénat, Gérard Larcher, avait toutefois refusé de donner leur nom pour éviter d'alimenter le "sénat-bashing". Le mystère est demeuré pendant plusieurs mois, mais on connaît aujourd'hui le nom des 14 parlementaires mis à l'amende.

C'est le journaliste Yvan Stefanovitch qui le révèle dans son nouveau livre à paraître le 2 juin prochain Le Sénat. Un paradis fiscal pour des parlementaires fantômes, dontMarianne publie en exclusivité les bonnes feuilles. Y figureraient trois élus LR (Serge Dassault, Hubert Falco et Bruno Gilles), deux élus PS (Gérard Collomb et Jean-Pierre Masseret), et les deux sénateurs Front national (David Rachline et Stéphane Ravier).

A ces sept sénateurs, s'ajoutent, selon le journaliste, six élus d'outre-mer: Didier Robert (La Réunion), Jacques Gillot, (Guadeloupe), Hilarion Vendégou, Pierre Frogier (Nouvelle-Calédonie), Robert Laufoaulu (Wallis-et-Futuna) et Thani Mohamed Soilihi (Mayotte). Les règles s'appliquant à ces derniers étant pourtant beaucoup plus souples que pour leur collègues métropolitains (ils ont le droit à beaucoup d'absence).

Enfin, le dernier sénateur sanctionné serait, toujours selon Yvan Stefanovich, Jean-Vincent Placé. Une information que dément l'intéressé. Dans le livre, il est écrit que l'élu écologiste n'aurait assisté qu'à trois des neuf réunions de la commission des Affaires étrangères où sa présence était requise. Mais contacté par Marianne, le secrétaire général de la présidence du Sénat, Jean-Louis Hérin indique que Jean-Vincent a bénéficié d'une excuse, étant en déplacement en Corée du Sud avec François Hollande lors de trois d'entre-elles. Ce qui lui a évité l'amende. Et si les 14 sénateurs n'étaient que 13?

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