L'affaire qui embarrasse Macron c dans l'air 26-05-2017 : Richard Ferrand avec l'intervention du président du FRICC

Publié le par Jean-Luc Touly

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C'est une affaire qui embarrasse l'Élysée. En pleine préparation de la loi sur la moralisation de la vie politique, Richard Ferrand est épinglé par le Canard enchaîné. Il est reproché à l'actuel ministre de la Cohésion des territoires d'avoir effectué un montage financier avantageux, lorsqu'il était à la tête des Mutuelles de Bretagne. L'organisme a en effet loué en 2011 de nouveaux locaux appartenant à la compagne du député du Finistère, celle-ci réalisant là une belle affaire financière. Depuis, quelques jours, la polémique enfle, malgré les justifications de l’entreprise et du principal intéressé : "C'était la proposition la moins chère ! Le prix était conforme au marché, et rien n'a été caché : tout le monde savait que cette SCI était la propriété de ma compagne !", s'est-il expliqué dans les colonnes de l'hebdomadaire satirique. Le ministre n'a enfreint "aucune" loi. "On est dans le cadre d'une entreprise privée, il n'y a pas d'argent public qui est en jeu", a affirmé de son côté le porte-parole de LREM.

Mais une autre affaire embarrasse Richard Ferrand. Toujours selon le Canard enchaîné, l'ancien député PS aurait embauché son fils comme assistant parlementaire cinq mois pour 8 704 euros brut. "Si c'était à refaire, je ne le referais pas", a déclaré le ministre. Les Républicains ont dit vouloir saisir le Parquet financier. De son côté, le Premier ministre a réitéré sa "confiance" ce vendredi en son ministre. "Il n'y a pas une affaire, il y a un débat. Ce débat est politique et il sera tranché par les électeurs qui votent dans la circonscription dans laquelle se présente Richard Ferrand (…) Les électeurs seront le juge de paix" a déclaré Edouard Philippe.

"Ça tombe mal", avait toutefois reconnu mercredi le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, alors que la coïncidence entre cette affaire et le début, lundi dernier, des consultations de François Bayrou pour moraliser la vie publique provoque les interrogations chez les opposants au gouvernement. Christian Jacob, patron des députés LR, a jugé que "beaucoup a déjà été fait"en matière de moralisation. "Je n'y suis pas fermé mais simplement j'attends de voir et je refuse de tomber dans ce populisme où c'est très facile d'aller taper sur les parlementaires en permanence". Le député PS René Dosière, spécialiste des dépenses de l'Etat, a pour sa part estimé qu’ "il faudrait beaucoup plus que ce qui est annoncé : en particulier, il faut s'attaquer au financement de la vie politique. Aujourd'hui il n'y a aucun contrôle sur ce que peuvent faire les partis politiques avec l'argent public. Et là c'est donc le cœur du système, et c'est là qu'il faut vraiment agir", a fait valoir l’élu qui a présenté 12 propositions.

Alors quelles mesures pour la moralisation de la vie politique ? A quoi va ressembler la future loi portée par le ministre de la Justice ? Autre chantier auquel s’est attelé le gouvernement : la loi Travail. Que prévoit Emmanuel Macron dans cette réforme qui doit selon ses mots "libérer le travail" cet été ?

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