La République du Centre 16 mai 2017 : Elle se battait contre la corruption : Gabrielle Audefroy est décédée

Publié le par Jean-Luc Touly

Gabrielle Audefroy est décédée lundi 15 mai des suites d'une longue maladie. Elle avait œuvré au sein d'Anticor avant de créer le Front républicain d'intervention contre la corruption.

Les messages de deuil se succèdent, sur les réseaux sociaux. Gabrielle Audefroy est décédée, à 59 ans, à l'hôpital d'Orléans, ce lundi après-midi. Atteinte d'un cancer, elle était hospitalisée depuis le début du mois. 

Née le 12 avril 1958 à Paris, elle est arrivée dans le Loiret en 1973. Après avoir vécu à Orléans et Saint-Ay, elle s'est installée à Meung-sur-Loire en 1995... Elle a été membre du MoDem, mais s'est surtout fait connaître dans sa lutte contre la corruption.

"On l'appelait Gab"

À Anticor, d'abord, où elle a été responsable nationale des groupes locaux durant plusieurs années. Puis, après avoir quitté l'association, elle a été, en juin 2015, l'une des fondatrices du Front républicain d'intervention contre la corruption (Fricc), où elle exerçait la fonction de secrétaire générale.

 

"On savait qu'elle était malade, elle ne nous répondait plus depuis quelques mois", raconte Jean-Luc Touly, président du Fricc. "C'était une femme engagée. Elle s'était totalement impliquée dans Anticor, où elle avait participé à la création de différents comités. Elle y a d'ailleurs gardé de nombreux amis même après son départ. Elle était dans le relationnel, avec plein d'amitiés et un large réseau. On l'appelait Gab."

"Elle avait son franc-parler. Elle était dans l'action concrète, et n'hésitait pas à dire ce qu'elle pensait pour faire bouger les choses. Ça ne plaisait pas à tout le monde... Mais elle était d'une grande franchise, d'une grande honnêteté, et très fidèle en amitié. C'était quelqu'un d'attachant."

Jean-Luc Touly

Le président se rappelle de leurs premières actions à la tête du Fricc. "L'association était à peine créée depuis quelques jours, et on a attaqué Manuel Valls, qui avait réalisé un voyage en famille pour voir un match de foot à Berlin, aux frais de l'État. Elle travaillait de manière absolument trans-partisane, et ne laissait pas passer la corruption de ceux dont elle se sentait proche politiquement. D'ailleurs, je ne connaissais même pas ses convictions." Contre la corruption, elle interpellait "les gens plutôt que les politiques", souhaitant que les électeurs exercent leur responsabilité.

Une courte cérémonie d'adieu aura lieu avant son incinération, ce lundi 22 mai, à 14 heures au cimetière des Ifs, à Saran. La République du Centre présente ses condoléances à la famille.

Caroline Bozec

Commenter cet article